(Henri Adeline, mémoires 1970)
L'arbre généalogique de la famille SAINTIN ne donne quelques précisions qu'à partir de 1692, quand naquit Pierre SAINTIN qui se maria trois fois et eut au total douze enfants (cinq de chacun des deux premiers mariages, deux du troisième).
Notre famille descend du dernier, François SAINTIN, né en 1734, sergent de prévôté (on dirait actuellement gendarme) qui épousa en 1759 Marie PIERRE- ROUILLON. Ils eurent huit enfants.
Le second, Jean-Baptiste SAINTIN, né en 1761, se maria avec Agathe VEBANT- GIVRY. Ils eurent quatre enfants dont l'un d'eux s'appelait Jean-Baptiste SAINTIN comme son père, (1794-1862) et épousa Marie-Thérèse VERANT (1792-1849) ils furent les père et mère de mon grand-père Gervais SAINTIN (1820-1906).
Ce dernier épousa en 1845 Marie DROUET (1822-1896), ma grand-mère maternelle, d'HARAUMONT. Ils eurent cinq enfants
Ernestine (1849-1934) qui épousa Constantin COLLIGNON (1849-1897) ils eurent deux fils:
L'un Jules (1873-1895) qui ne s'est pas marié
L'autre Pol (1876-1960) épousa Angèle BERNARD d'ETRAYE, soeur d'Odile qui devait devenir ma belle-mère. C'est ainsi que mon cousin germain devint mon oncle !...
Onésime (1852-1857)
Constant (1857-1939) qui épousa, comme je l'ai déjà dit, la soeur de mon père, Mathilde ADELINE et qui fut maire de SIVRY pendant 20 ans. Ils eurent 4 enfants:
Hélène qui ne se maria pas pour rester auprès de son frère, prêtre.
Edmond, marié à Eugénie RICHARD, de Consenvoye, en 1919. Ils restèrent à TROYE où ils eurent deux fils, Maurice et Jean-Marie.
Paul, marié à Fernande ELY en 1913 et père de Jeanne, Charles et Marcelle.
Marcel qui fut ordonné prêtre l'année de notre mariage en 1923.
Onésime (1859-1955) qui épousa Uranie HURAUX (1869-1941). Ils eurent deux fils:
L'un Maurice, mort tout jeune
Un autre Maurice, (1892-1915), tué en CHAMPAGNE pendant la guerre 1914-1918.
Céline (1861-1949), ma mère, mariée à Paul ADELINE.
Pendant tout le temps où il cultiva ses terres, mon grand-père Gervais SAINTIN, habitait une maison qu'il céda plus tard à son fils Onésime. Cette maison, démolie pendant la guerre 1914-1918, fut reconstruite sur de nouveaux plans et rachetée par Charles SAINTIN après la mort d'Onésime SAINTIN. Mon grand-père se retira dans une petite maison qui était à l'emplacement de notre maison actuelle. Elle comportait alors, à droite en lui faisant face, une chambre-devant, au centre une cuisine éclairée par une flamande, enfin une chambre-derrière. Elle a été complètement détruite pendant la guerre 1914- 1918 et reconstruite un peu moins profonde sur de nouveaux plans.
Je me rappelle du petit "Papa SAINTIN" avec sa blouse bleue et sa casquette noire comme en portaient les cultivateurs à la fin du XIXè siècle. J'avais sept ans et demi quand il est mort.
Photo: Céline SAINTIN 1888